| Le café ça speede ! | ||||||
| Vous êtes tranquillement chez vous. Dehors, le temps ne donne pas vraiment envie de sortir. Même pour atteindre la boite aux lettres faudrait vous payer. Se prendre une petite rincée pour tomber sur une boite vide, non merci ! Alors vous tournez en rond, réfléchissant à ce que vous pourriez bien entreprendre de constructif pour assouvir votre soif d’occupation. Jusqu'à ce que la fatigue des cent pas surgisse, vous vous asseyez dans un fauteuil, votre regard tombe sur le paquet de cigarettes posé sur une tablette. vous en prenez une, et, pensif et détendu(e), vous contemplez le temps à décoiffer les moutons qui règne dehors. Vous êtes tellement bien installé(e) dans ce fauteuil que vous ne faites pas attention à la maligne sieste qui s’approche de vous discrètement par derrière pour vous mettre un bon coup à la nuque. Il n’est que trois heures de l’après midi. C’est un peu tôt pour ce genre d’occupation, une sieste. Même s’il n’y a pas d’heure, que tout son charme réside dans l’imprévu et la spontanéité, vous trouvez que c’est un peu exagéré étant donné que vous vous êtes levé(e) peu avant midi. Vous décidez de réagir sans plus attendre. Au moment ou la sieste s’apprêtait à vous assener le coup de grâce vous bondissez hors du reposant fauteuil. Le scintillement des étoiles déclenché par ce mouvement brusque prenant le relais sur la matraque de la sieste, il vous faut lutter tant bien que mal pour atteindre la cuisine. Du café ! Du café bien serré ! Voilà ce qu’il vous faut ! De l’eau, un filtre, du kawa…La logistique n’a aucun secret pour vous. Votre somnolence latente vous fait réaliser que cette cafetière est d’une lenteur hypnotisante. 10 minutes plus tard, à l’agonie, des tuteurs aux paupières, le café est enfin terminé ! Quel soulagement ! De retour dans le salon, votre tasse remplie à ras-bord compte tenu des circonstances, vous vous dirigiez vers le fauteuil avec l’intention d’y bouquiner la presse lorsque vous trébuchez sur la perfide frisette d’un tapis. Vous cherchez à rétablir l’assiette horizontale de votre tasse à café sans y parvenir. Ce qui devait arriver arriva, le café vint asperger les subtils motifs tissés mains. La panique ! c’est la panique ! Merde ! Merde ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Il faut vous dépêcher. Vous commencez par poser votre tasse désormais à moitié vide sur une pile de magazines qui, sous le poids, bascule, finissant ainsi de répendre le contenu de la tasse. Double Merde ! Heureusement que vous n’aviez rien de prévu sinon… Les yeux complétement exhortités quand vous revenez en courant de la cuisine, muni(e) d’une éponge humide. Vous ne vous rendez même pas compte que vous venez à votre insu de trouver une occupation qui va vous tenir en haleine pendant au moins une bonne demi heure si vous êtes un(e) pro du nettoyage... Avec du whisky, vous auriez certainement eu moins de problèmes |
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